jeudi 30 janvier 2014

Bahía Bustamante

El afán de conocer la Patagonia inhóspita, los lugares más remotos del sur del continente americano, nos llevó a una búsqueda intensiva de algún lugar que nos permitiera vivir una gran experiencia. A través de Woofing descubrimos Bahía Bustamante. Esta hostería la localizamos geográficamente en la provincia de Chubut, en el Golfo de San Jorge, a unos 90 km del primer pueblo (Camarones) y a unos 200 km de las principales ciudades chubutenses, Trelew y Comodoro Rivadavia.

L'envie de connaître la patagonie "oubliée" des tours-operators, la patagonie des steppes bordant l'Atlantique Sud, nous a amené à la recherche intensive d'un lieu dans lequel nous pourrions vivre une grande expérience. Grâce au woofing nous avons vécu deux semaines à Bahia Bustamante, un village se situant dans la province patagone de Chubut, dans le golfe de San Jorge, à 90kms du village le plus proche (Camarones) et à 200kms des villes de Comodoro Roivadavia et Trelew.

Bahía Bustamante es el único pueblo alguero de Argentina, siendo fundado en los años 50, llegó a contar con una población de 600 personas. Hoy en día la producción continúa pero de manera menos intensa que en aquella época, tan solo 15 trabajadores de las algas residen en Bahía Bustamante. No obstante, sigue siendo la mayor fuente de ingresos para el grupo empresarial que gestiona el pueblo.

Bahia Bustamante est le seul village uniquement tourné vers la production d'algues d'Argentine. Il a été fondé dans les années 50 et a compté jusqu'à 600 habitants lors de son apogée dans les années 70.  Aujourd'hui la production d'algues continue mais de manière beaucoup moins intensive qu'auparavant avec seulement une quinzaine de personnes vivant à l'année dans ce village. Cependant cette activité reste la première source de revenu de ce dernier.

Pero en estas tierras no solo se trabajan las plantas marinas, también se han desarrollados otras dos actividades que aportan beneficios a la empresa siendo éstas la ganadería ovina y el ecoturismo. Las 80 mil hectáreas de terreno alimentan a unas 25 mil ovejas denominadas "multi-propósito" que sirven para las industrias lanera y cárnica. Y el proyecto de ecoturismo, iniciado hace una década, ha permitido la dinamización de un pueblo fantasma, con la rehabilitación de varias casas que hoy albergan a turistas y al personal que trabaja durante la temporada de verano.

D'autres activités ont vu le jour depuis à Bahia Bustamante: l'éco-tourisme et l'élevage de mouton. Les 80 000 hectares de terrain du village alimentent près de 25 000 moutons qui sont renommés pour leur excellente laine et viande. Le projet d'éco-tourisme à quant à lui vu le jour il y'a une décennie et a permis au village "fantôme" de retrouver une nouvelle dynamique en réhabilitant d'anciennes maisons qui accueillent aujourd'hui les quelques touristes et le personnel effectuant la saison. Nous étions d'ailleurs nous même logés dans une de ces petites maisons d' "alguero" qui se composent d'une petite chambre spartiate et d'une salle de bain commune. L'ancienne école du village fait office de salle commune et de cuisine pour le personnel de l'auberge.

Díficil era imaginarse el lugar recóndito al que nos dirigíamos. Algunas personas lo conocían en Buenos Aires porque por ahí ya había pasado Francis Malmann (cocinero argentino) con su programa televisivo. Para nosotros era un mundo por descubrir. Sabíamos que necesitaban ayuda en la huerta y el restaurante y conformes con ello nos vinimos, llegando un lunes 13 de enero a las 7 a.m, kilometro 1673 de la ruta nacional 3 y hora y media más después en un jeep antiguo al esperado pueblo de Bahia Bustamante.

Il était difficile de s'imaginer le lieu où nous allions aller. Certaines personnes de Buenos Aires avaient entendu parler de l'endroit car un célèbre cuisiner argentin était venu pour y faire un programme tv... mais rien de plus. Nous savions seulement qu'ils avaient besoin de deux volontaires pour aider dans le jardin du village et dans le petit restaurant de l'auberge, et c'est ainsi que nous sommes venu un certain lundi 13 janvier à 7heures du matin, kilomètre numéro 1673 de la ruta nacional 3, après de nombreuses heures de voyage, en bus d'abord puis en jeep ensuite.

Para nuestra grata sorpresa, además de trabajar en el restaurante y en la huerta, se nos encargó la faena de mimar a los cuatro potrillos del lugar, siendo ésta parte fundamental del proceso de doma de los caballos, y también se nos permitió colaborar con los gauchos patagónicos en su labor con las ovejas que consiste en esta época del año en separar a los corderos de sus madres (el destete) y a poner las vacunas pertinentes a todo el ganado. Éstas serán sin duda las dos ocupaciones que más nos habrán marcado durante los quince días que hemos pasado en la estepa. 

À notre heureuse surprise, en plus de travailler au restaurant et dans jardin, nous avons également été chargé de deux autres activités qui sont finalement celles qui nous ont sans doute le plus plu: le travail avec les moutons en compagnie des gauchos patagons et le travail avec les jeunes poulains du haras. La première tâche consistait en cette periode de l'année au "destete" (séparer l'agneau de sa mère), la deuxième quant à elle consistait à habituer les poulains à la présence des êtres humains en les brossant, en les caressant, et enfin en leur manipulant les pattes et en les habituant au harnais près des oreilles.

Bahía Bustamante nos ha brindado una experiencia única, con sus momentos felices y sus momentos más duros debido al aislamiento, pero nos ha dejado una huella inolvidable, la de los pequeños y hermosos detalles del día a día como son los amaneceres sobre el Atlántico más puro y los cálidos atardeceres sobre la inmensidad de la estepa, la cohabitación con numerosos animales autóctonos y los cielos intensamente estrellados.

Le reste de la journée allait au rythme de Bahia Bustamante, c'est a dire lentement (!) entre maté, jeux de cartes, baignades dans les eaux froides de l'Atlantique, le tout ponctué par de petits événements du quotidien tels que les levers de soleil sur l'océan, la cohabitation avec de nombreux animaux (choiques, lièvres, renards et surtout un grand nombre d'oiseaux, pingouins...), les couchers de soleil sur la steppe, et des cieux étoilés comme rarement vus auparavant...

Arrivée à Garayalde, km 1673 de la RN 3
Llegada a Garayalde, km 1673 de la Ruta Nacional 3

Una canción del folclore argentino dice que la "tuna" es como la mujer, espinosa por fuera pero muy dulce por dentro.
Une chanson du folklore argentine dit que la "tuna" est comme une femme: épineuse à l'extérieur et très douce à l'intérieur.

Escapade dans le "bois pétrifié".
Excursión al "bosque petrificado".
Sève pétrifiée
¡Savia petrificada con apariencia de caramelo!
L'ancienne école de Bahia Bustamante.
Vieja escuela de Bahía Bustamante y actual comedor del personal.



Les "choiques"
Los "choiques" y su paseito matutino por las calles del pueblo.
Pingouin de Magellan.
Pingüino de Magallanes.
Un pingüinito
Réunion au sommet des chefs du village des pingouins.
Cumbre entre los altos mandos de la colectividad pingüinera.
El cañón de Bustamante.
La terre argileuse des steppes.
Tierra arcillosa del cañón próximo a Bahía Bustamante.
Un choique.
Travail de cueillette des fruits en compagnie du reste du personnel de Bahia Bustamante
Cosecha de guindas y damascos (albaricoques) en una estancia cerca de B.Bustamante.

Bahia Bustamante
Le canyon de Bustamante au niveau de l'embouchure avec l'ocean.
Cañón de Bustamante a la altura de la desembocadura en el océano.

Les travailleurs des algues.
Trabajo con las algas.


Jesse et Wouter, compagnons de voyage durant 1 semaine a Bahia Bustamante
Jesse et Wouter, compañeros woofers en Bahía Bustamante.

Le "destete" avec les gauchos.
El destete con los gauchos.
Yo aplicaba el abrazo como técnica para agarrar a los corderitos.
La tonte.
La esquila.
La tonte bis.
La esquila desde "orto" plano.
La fameuse laine de patagonie.
Lana patagónica.


Ovejas punk!

Reloj solar de la huerta de Bustamante.

Le travail du jardin tous les matins
Al trabajando en el invernadero.


Celle qui murmurait à l'oreille des chevaux.
La que susurraba a los caballos.
Notre dur labeur avec les chevaux.
Nuestro duro trabajo con los caballos. 
Le haras de Bahía Bustamante.
El establo de Bahía Bustamante.
Les "Martinetas"
Las "Martinetas o Copetonas" danzan por las calles del pueblo.
Agneau a la braise.
Cordero "asao"

Península Gravina
Bahía Bustamante depuis la Península Gravina.
Bahía Bustamante desde la Península Gravina.
Chevauchée sur la plage... magique!
Cabalgata por la orilla del mar... ¡algo mágico!






Coucher de soleil sur la steppe.
Puesta de sol sobre la estepa.

mardi 7 janvier 2014

Recul après 50 jours à Buenos Aires - 50 días en Buenos Aires

Article à lire en écoutant un des tangos les plus célebres de Gardel : Mi Buenos Aires querido
Leer el artículo escuchando uno de los tangos más célebres de Gardel: Mi Buenos Aires querido

Voilà déjà plus d'un mois et demi que nous déambulons dans les rues de Buenos Aires. Cinquante jours d'une expérience totalement nouvelle pour moi, celle de vivre dans une mégapole, une de ces villes de plus de 10 millions d'habitants (13 millions exactement pour le Grand Buenos Aires), une de ces villes dans laquelle l'individu n'est rien d'autre qu'un grain de plus dans un grand silo à blé.

Hace más de un mes y medio que deambulamos por las calles de Buenos Aires. Cincuenta días de una experiencia totalmente nueva para mí (Alban), esa de vivir en una "megaciudad", una de esas ciudades de más de 10 millones de habitantes (13 millones exactamente con el Gran Buenos Aires), una de esas ciudades en la cual el individuo no es más que un granito en una gran plantación de trigo.

Heureusement, Buenos Aires dispose d'un charme certain qui ne m'a pas laissé insensible. Ce n'est pas pour moi une ville dite "touristique" où quelques jours de visites de musées, de monuments et de parcs suffisent à combler le visiteur. Non, si mon séjour à Buenos Aires s'était limité à cela, je serais sans doute reparti décu de cette ville que Lluna m'a tant décrite avec passion.

Afortunadamente, Buenos Aires cuenta con un encanto que no me ha dejado indiferente. No es para mí una ciudad de las que yo calificaría como "turística" donde algún que otro día de visitas a museos, monumentos y parques basta para satisfacer al viajero. No, si mi estancia en Buenos Aires se hubiera limitado a eso yo habría partido sin duda decepcionado de esta ciudad de la que Lluna me había hablado tan apasionadamente . 

Ma "chance" était que Lluna voulait absolument rester plusieurs semaines ici afin de pouvoir avoir le temps de se retrouver avec sa famille, ses amis, mais aussi afin de pouvoir retrouver les habitudes qu'elle avait adopté lors de son séjour de 7 ans, il y'a de ça quelques années. Et je dis ma "chance" car sans un tel long séjour ici, le brouhaha permanent et la pollution m'aurait vite laissé aveugle devant le vraie beauté que détient cette ville. Sa vraie beauté est selon moi d'abord dans sa culture et ses gens, et enfin dans ses milliers de petites rues qui quadrillent la ville et font oublier les grandes avenues transversales, très transitées et bruyantes.

Mi suerte fue que Lluna quisiera quedarse varias semanas aquí con el fin de tener el tiempo suficiente para reencontrarse con su familia, sus amigas y amigos, y no solo, sino también de recuperar los hábitos que ella había adquirido en su infancia durante los 7 años que vivió en esta ciudad. Y digo mi "suerte" porque, sin esta larga estancia, el guirigay permanente y la contaminación me habrían impedido contemplar la verdadera belleza que posee Buenos Aires. Su belleza, según mi parecer, radica fundamentalmente en su cultura y su gente, pero también en sus miles de callecitas que cuadriculan la ciudad y le hacen a uno olvidarse de las inmensas avenidas transversales, siempre tan transitadas y ruidosas.

La culture est débordante dans cette ville et nous avons pu l'approcher par differents moyens: par le théâtre d'abord, dans une usine désaffectée ou dans un centre culturel improvisé par une amie de Lluna; par le cinéma ensuite dans un pays qui aide beaucoup le cinéma national et le rend accessible à tous (moins d'1euro dans les cinés populaires); par la musique biensûr et le fameux tango qui nous accompagne à chaque trajet dans la voiture de Jorge, le papa de Lluna, branché sur Radio Malena ou Radio 2x4. Et le tango encore avec ses centaines de bars et écoles, certains plus renommés, certains plus "cheto" (snob), mais tous dégageant la même émotion et la même mélancolie à la première note du bandonéon et dès les premiers pas de l'élégant couple danseur de tango.

La cultura abunda en esta ciudad y nosotros hemos podido vivirla, sentirla, a través de diferentes medios: A través del teatro, en una fábrica en desuso o en un centro cultural improvisado en la casa de una amiga de Lluna; a través del cine, en un país que ayuda generosamente al cine nacional y que lo vuelve accesible a todos (menos de 1 euro en los cines populares); y a través de la música, por supuesto, con el famoso tango que nos acompaña en cada trayecto en el coche de Jorge, el papá de Lluna, sintonizando Radio Malena o la Radio 2x4, y más tango todavía en tantos bares y academias, algunos con más renombre, algunos más "bacanes" (pijos), otros más populares... pero todos desprendiendo la misma emoción y la misma melancolía desde la primera nota del bandoneón y el primer paso que da una elegante pareja de baile.

...Et que dire donc de ces milliers de petites rues arborées, qui à chaque croisement nous offre une "esquina" (un angle de rue) nouvelle, fleurie, animée par un petit bar ou une parrilla (barbecue argentin) où les porteños (habitants de Buenos Aires) viennent flatter leurs papilles avec le plat national, ou plutôt la matière première nationale, qui en fait la fierté de tout un pays: la viande!

Y que decir de esas pequeñas calles arboladas, que en cada cruce nos ofrecen una nueva esquina, florida, animada por un pequeño bar o una "parrillita" donde los porteños van a premiar el paladar con el plato nacional, o más bien la materia prima nacional, la cual enorgullece a todo el país: ¡la carne!

Pour finir, comment ne pas parler de Buenos Aires sans faire alusion à ses bus, ses milliers de bus qui serpentent toute la ville jour et nuit, certains affichant sans doute le million de kilomètres à leur compteur? Chaque bus est un spectacle en lui même (chaque conducteur décore à sa maniere son bus) mais ce sont aussi ces innombrables bus, anciens pour la plupart qui rendent la ville si bruyante mais qui permettent aussi en même temps de pouvoir s'y déplacer assez aisément, ....si tant est que celui-ci s'arrête quand on lui fait signe, ou bien ne démarre pas alors qu'on essaie à peine d'y monter!

Y no podemos acabar este artículo sin hacer alusión a los buses porteños, los miles de buses que serpentean la ciudad día y noche, llegando quizá alguno al millón sobre el cuentakilómetros. Cada autobús es un espectáculo pues cada chófer decora a su gusto el vehículo. Viejos en su mayoría, la innumerable cantidad de buses vuelven la ciudad ensordecedora pero permiten al mismo tiempo desplazarse fácilmente... eso sí, si al conductor le apetece parar cuando le haces señas o si logras subir antes de que haya arrancado!!!

Demain nous partirons de Buenos Aires pour commencer la 2ème étape de notre voyage, celle de l'aventure à sac à dos, celle des grands espaces patagons et andins. Une seconde étape idéale pour méditer sur les opportunités qu'offre cette ville, et enfin plus largement sur les modes de vie alternatifs possible face à la folle vie citadine.

Mañana nos vamos de Buenos Aires, comienza la segunda etapa de nuestro viaje, la de la aventura con mochila a cuestas, la de grandes espacios patagónicos y andinos. Una segunda etapa ideal para meditar sobre las oportunidades que ofrece la capital, pero también de descubrir los modos de vida alternativos a la alocada vida ciudadana.


Les "Tipas blancas", arbres qui abondent dans le quartier de Palermo.
"Tipas blancas", árboles que abundan en el barrio de Palermo.

Les jacarandas dans le quartier de Colegiales.
Jacarandás en el barrio de Colegiales.

Les "paseador de perros", des professionnels de la promenade canine, qui peuvent promener une douzaine de chiens du quartier à la fois!
¡El clásico "paseador de perros", que puede pasear hasta una docena de perros a la vez!

Des danseurs de tango s'entraînent dans un des kiosque de Buenos Aires.
Bailarines de tango practican en la glorieta de Barrancas de Belgrano.


Esquinitas porteñas.


Esquinitas porteñas.


Esquina vivero.


"La Siesta", notre rendez-vous indispensable pour nos déjeuners porteños.
"La Siesta", el preferido para nuestros almuerzos del mediodía.

"Dulce Buenos Aires" para la hora del café.

Sélection Nationale du Tango au Torquato Tasso.
La Selección Nacional de Tango en el Torquato Tasso.

El bandoneón.

No se trata de una pieza del Museo del transporte... ¡el camión de Auxilio se hallaba en plena faena! 
Il ne s'agit pas d'une pièce de musée mais bel et bien d'un camion de réparation des bus!

Camion de livraison d'eau.

Un buen asado de campo. La pieza más grande es el majestuoso "bife de chorizo"
Un barbecue à la campagne avec le "bife de chorizo", pièce maîtresse des viandes argentines.
Un asado sur la terrasse de Any et Jorge.
Asadito en la terraza de Any y Jorge.

El Jacarandá

La "Casa Rosada", maison du gouvernement de la République Argentine.
La "Casa Rosada", casa de gobierno de la República Argentina.

Paseito por "Villa Ortuzar", el barrio de papá.
Promenade dans le quartier de papa de Lluna: Villa Ortuzar.


San Telmo.